L’origine du “Pololo”

24 10 2008

Alors voila, quand je suis arrivée, tout le monde me posais des questions sur mon “pololo”, mot qui n’est naturellement pas dans le dictionnaire, et qui ne me disait rien, alors j’ai fini par prendre mon guide et regarder si par hasard le mot n’y était pas…

Il s’est avéré que “pololo” veut dire petit-ami, d’où le questionnement des gens, inquiets et avides de savoir si je n’aurais pas, par hasard, laissé quelqu’un en France. Parcequ’au Chili, les jeunes sont tous en couple, font tout en couple (fête, mariage, repas de famille,…), se marient et ont des enfants jeunes, même s’ils vivent encore chez leurs parents !

Mais c’est seulement ce week-end que j’ai découvert l’origine du mot… Le pololo est, en fait, un insecte qui s’agrippe à la femelle lors de l’accouplement : basique !

Et il faut dire que la comparaison n’est pas si mal trouvée parce que c’est vrai que le chilien est le champion du palot toute catégorie (en parc, dans la rue, à vélo,…).

Le mot est complétement passé dans le langage courant à tel point qu’il a maintenant un genre : un pololo sort avec une polola ; et un verbe : pololear, qui se conjuge à tous les temps !





Fête d’adieu

21 10 2008

Si le Chili est le pays le plus développé d’Amérique Latine, il n’échappe pas à la règle du rêve américain (ici plutôt australien ou nouveau-zélandais) et les jeunes rêvent de partir pour travailler moins et gagner plus, et ensuite revenir au pays avec un petit pactol.

C’est ainsi que Max (c’est le deuxième en partant de la droite), un copain, part travailler en Nouvelle-Zélande la semaine prochaine, sans parler un mot d’anglais.

 

Je ne suis pas convaincue de la rentabilité du projet, mais je me contente de le soutenir, parce que, aprés tout, c’est toujours bien d’aller voir ce qui se passe ailleurs (et on est plutôt bien placé pour le dire) !

De toute façon, la question n’est pas là. Ce qui est important, et ce qui a occupé mon week-end, c’est que : qui dit “départ” dit “fête d’adieu”. On s’est donc tous retrouvé, frères, amies, cousins, étrangère de passage, pour un trés fameux barbecue chilien.

La fête était organisée dans un endroit sublime : sur une colline juste à la sortie de Santiago, sur la terrasse d’une petit cabane perdue, avec une fantastique vue sur la ville (un peu gachée par le nuage de pollution). Décidemment, la haute société chilienne ne se refuse rien !

On a donc eu le droit aux saucisses et poulet grillés, aux chips, aux bières, aux bouteilles de coca de 3L et on remarquera quand même la présence de salade pour équilibrer. Le tout sur un air de reggaeton et de musique chilienne.

On notera donc que le chilien sait dire “au revoir”, en espérant qu’on en fera autant pour moi quand je devrai rentrer.





Rancagua

13 10 2008

Ce week-end, j’ai été faire un tour dans la “grande” ville de la sixième région : Rancagua.

En fait, cette ville s’est développée grâce à la mine de cuivre toute proche et à son commerce, d’où son importance dans la région.

Si c’est plus grand que San Vicente (ce qui fait du bien), ce n’est quand même pas une ville immense. Et malheureusement, elle ne renferme pas des trésors d’histoire et de culture !

Elle possède, néanmoins, comme toute ville chilienne qui se respecte, sa place centrale, qui une fois n’est pas coutume s’appelle “Plaza de los heroes” et non  “Plaza de las armas”, avec son église, sa statut, son kiosque, ses palmiers et surtout ses amoureux qui se becotent sur les bancs publiques (le chilien est trés fort en la matière).

On y trouve également une rue pietonne avec des boutiques (fermées le samedi aprés-midi ???) et des cafés qui veulent se donner un air glamour.

Et, l’attraction principale : le mall et toutes ses boutiques de fringues où on est allé faire un peu de shopping.

Donc globalement, la ville n’est pas trés attractive si ce n’est pour ses boutiques et supermarchés aux articles beaucoup plus diversifiés qu’à San Vicente. Et mine de rien, c’est quand même inestimable ! 





Mariage à la Chilienne

6 10 2008

Donc ce week-end, c’était le mariage du neveu de Don Leon, auquel je suis allée en tant que cavalière d’un de ses fils.

Alors faut savoir qu’un mariage dans la haute société chilienne ce n’est pas à prendre à la légère : 400 invités, une messe bien traditionnelle, une réception assez incroyable avec pour but : épater la galerie et les autres familles. C’est un peu comme la mafia.

Mais bon malheureusement pour moi (ou heureusement, ça dépend des points de vue), j’ai assisté à un mariage trés petit (à peine 150 personnes ! ), moins tradi (l’entrée à l’Eglise n’était pas réglementaire, la position des mariés devant l’autel non plus, la robe de la mariée sans voile, et les jeunes époux n’ont pas dansé la valse aprés le repas !). D’ailleurs tout le monde n’a pas cessé de me répéter que ce n’était pas un mariage fastueux, en m’expliquant que c’était du aux problèmes financiers du père du marié ! Décidemment, parfois les gens sont trés peu ouverts d’esprits !

Perso, ce que j’ai vu était grandiose, le lieu sublime et le repas incroyable.

 

Tout d’abord, une messe un peu longue (plus d’une heure), puis la réception avait lieu au Sport Frances, dans une salle toute en bois, avec une mezzanine. On a eu le droit au champagne et aux petits fours (mini brochettes, crevettes grillées, bouchée saumon-avocat, huitres,…). Puis un sublime diner : entrée de coquilles st-jacques sur fonds d’artichaut (la moitié de la table n’aime pas les fruits de mer et pense que la verdure n’est qu’une décoration !), filet de poulet farci aux champignons et noix avec sauce au roquefort et flan de légumes (là encore les légumes restent dans l’assiette), buffet de desserts ! Et ça, on me dit que ce n’est pas un mariage de luxe !

Aprés on a dansé sur le fameux reggaeton et sur de la musique cubaine (là encore certaines personnes trouvaient ça un peu bas de gamme !) et on a bu la toujours aussi fameuse Piscola !

Globalement la soirée était réussi, c’était juste un peu dur de briser la glace avec les gens de ma table, avant qu’ils comprennent que j’étais une française en stage et pas la copine de Tomas (qui n’a pas vraiment essayé de dissiper le doute !). Mais bon, j’ai quand même rencontré des gens sympas et de bons danseurs !





Santiago

6 10 2008

Ce week-end petite sortie à Santiago pour aller à un mariage, donc petit tour en ville.

Comme toutes les villes du Chili, Santiago s’organise autour de sa place des armes, où se mélangent batiments coloniaux et immeubles récents.

Au centre, il y a également la Moneda : palais présidentiel où Allende s’est sucidé le 11 septembre 1973, suite au coup d’état militaire supervisé par Pinochet.

Autour du centre, il y a plusieurs quartiers résidentiels avec une organisation trés basique et trés sectaire : plus on se rapproche des Andes plus on est dans les quartiers chics (Vitacura, Las Condes,…) plus on s’éloigne plus on touve les quartiers populaires (Pudhauel,…) .  Les premiers situés sur la colline Manquehue, concentrent maisons immenses avec terrains et piscines, immeubles de luxe et vue sublime sur la Cordillère et la ville,

 tandis que les seconds se composent de petits lotissements de maisons beaucoup plus petites et beaucoup plus rudimentaires.

Dans les premiers vit la haute société chilienne, conservatrice et riche (mes patrons), qui constituent un mini pourcentage de la société qui possède toute les richesses. Dans le reste de Santiago, vit le reste de la société, on ne peut pas vraiment parler de middle class chilienne, tant les écarts sont importants !

Petite exception : le barrio Brasil, avec ses veilles baraques en ruine trop belles rachetées par des artistes et qui pourrait éventuellement devenir le centre culturel de la ville. Avec la dictature, il n’y a pas eu de vraie vie artistique pendant trente ans, donc les choses recommencent trés doucement.








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